Etre présent

En parallèle de ma formation de yoga, j’ai continué à travailler à temps plein.

J’ai enchaîné les week-ends de formation (9h-18h chaque journée), les cours la semaine (entre 3 et 4 heures) et l’assistanat aux professeurs.

Si mon chéri a pris le relais sur beaucoup de tâches ménagères, mon rythme était très élevé. Et pourtant, je n’ai jamais eu autant d’énergie!

En comparaison, avant de commencer ma formation, je me sentais fatiguée et un peu submergée par tout ce que j’avais à faire.

A travers cette formation, j’ai confirmé l’idée que nous avons suffisamment de temps pour faire ce que nous voulons. C’est la gestion de ce temps qui pose problème.

C’est un des paradoxes connus de notre société: la technologie nous permet d’aller toujours plus vite : les moyens de transports permettent de se déplacer rapidement, Google nous épargne des heures de recherches dans les livres, le ménage est facilité avec le lave linge et le lave vaisselle, nous pouvons quasiment tout faire livrer à domicile…

Et pourtant, la majorité des gens se sent submergée et n’a que très peu de temps.

Il faut dire que la société valorise les personnes affairées, qui sont toujours à droite à gauche.. Cela peut donner l’impression d’être important. Pourtant, je pense que cela cause surtout énormément de stress et une certaine difficulté à se retrouver face à soi même.

Comme l’écrivait déjà Pascal, l’homme s’adonne à des “divertissements” qui empêchent le véritable bonheur..

“J’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre” .

Or il y a énormément de bienfaits à consacrer du temps à un peu d’introspection. Cela permet une meilleure relation à soi-même et à autrui.

De plus, et comme l’enseigne le Yoga, nous devrions chercher à vivre pleinement le moment présent. Et ce n’est pas en étant stressé et en regardant sa montre qu’on y arrivera!

Alors comment mieux gérer son temps ?

  • Rechercher des activités ressourçantes

J’avais une collègue qui rentrait chaque lundi matin encore plus fatiguée car elle “n’avait pas arrêté” de tout le week end. Je ne sais pas ce que sous-entend vraiment cette formulation: manquer de sommeil ? le besoin de se valoriser en tant que personne active ? ou le fait d’avoir effectivement couru de partout sans vraiment en profiter?

En sens inverse, d’autres personnes n’ont pas “fait grand chose” mais n’en sont pas plus reposées. Elles ont “traîné” puis ont culpabilisé.

Pour moi, un week end réussi, c’est avant tout un week-end ressourçant. Pour certaines personnes, elles auront besoin de flâner chez elle, lire un peu, faire une sieste. D’autres feront du sport, iront en soirée… Chacun se ressource différemment, encore faut-il savoir ce qui nous fait du bien!

Ce que j’entends en disant “activité ressourçante”, c’est une activité que je fais en étant pleinement présente et qui me donne un sentiment de satisfaction et de bien-être. C’est également une activité qui fait circuler les énergies, comme le yoga.

De mon côté, je sais que les activités suivantes me ressourcent: dormir entre 8h et 9h, faire du sport, faire du yoga, lire, étendre le linge propre, sortir en pleine nature, aller au théâtre, faire de l’équitation

mais celles ci me fatiguent (ce sont pas forcément des activités que je ‘“n’aime pas”, mais elles ne me ressourcent tout simplement pas): sortir en soirée, être en groupe, les trajets en transport (métro, train, avion, voiture), discuter de façon superficielle, écouter de la musique.

J’essaie donc de consacrer 80% de mon temps aux activités ressourçantes.

Je regarde très peu de films, que ce soit sur mon ordinateur ou au cinéma, car je n’ai pas une grande satisfaction après cette activité. Même si j’y vais avec plaisir de temps en temps, je ne privilégie pas cette sortie.

Savoir ce qui nous ressource et surtout l’assumer, permet de consacrer son énergie à ce qui la stimulera le plus en retour.

Alors certes, je n’apparais pas très cool quand j’ai besoin de calme le soir et surtout pas de musique car sinon cela me fatigue mais honnêtement, faire des choix est la meilleure façon de tenir sur la distance.

Et finalement, se sentir plus reposée, ce n’est donc pas forcément faire moins de choses. Même si, vous l’aurez compris, je trouve que flâner (ou “ne rien faire”) n’est pas négatif en soi, tant qu’on le fait de façon consciente, sans se culpabiliser.

  • Se protéger des sollicitations

Une autre façon de se concentrer sur le moment présent, c’est d’opérer un grand nettoyage des sollicitations extérieures: nous sommes assaillis de messages de publicités qui créent des frustrations en nous, ainsi que de messages contradictoires  (être une super maman et une working girl, avoir un bikini body mais être cool et manger des burgers, faire pleins de voyages mais ne pas polluer la planète en prenant l’avion etc).

Il est vraiment primordiale de se protéger de tout cela:

  • se désabonner des newsletters de marques

  • ne pas écouter les pubs à la télévision (mettre sur pause le son par exemple)

  • se créer une adresse mail dédiée à ses proches et une autre dédiée aux marques

  • lire des blogs inspirants sur le minimalisme

Tout ce qu’on lit formate notre esprit. Des lectures inspirantes reposent aussi le mental.

  • Savoir dire non

Enfin, savoir dire non aux sorties qui sont de trop. Il ne sert à rien de se forcer à faire une activité non ressourçante. En revanche, si vous avez un peu la flemme de faire une activité ressourçante (exemple: aller courir pour moi), dans ce cas, alors oui, forcez-v